Le baseball et les Japonais : une véritable passion
A peine arrivés à Hiroshima, nous sommes surpris par la foule qui afflue de toute part, se rassemble et part dans une direction commune. Ces gens-là sont tous vêtus de rouge et arborent fièrement des drapeaux ou des casquettes à l’effegie des « Tigers ».
Nous ne tardons pas à réaliser qu’un match de baseball doit bientôt avoir lieu. Pourquoi ne pas se joindre à eux ? Ce ne peut être qu’une bonne expérience à vivre !
L’affiche de la soirée : Hiroshima Tigers vs Hanshin Tigers (l’équipe d’Osaka). L’expérience est purement inouïe. Même si le public est tout aussi passionné, voir un match de baseball au Japon n’est en aucun point comparable avec un match de football en France. Ici, l’atmosphère est bon enfant ; on ne ressent aucune animosité. Peut-être nous trompons-nous, mais c’est l’impression que nous ressentons.
Se balader derrière les travées du stade est un régal : on y trouve une multitude de snacks proposant toutes sortes de cuisines rapides japonaises. Au loin, le parking à vélos est bien garni.
L’ambiance est familiale, mais de nombreux businessmen sont venus aussi, directement après leur travail. On voit les supporters regagner leur place avec leur bento box ou leur bol de ramen ; ils semblent prendre au moins autant de plaisir à avaler leur repas qu’à profiter de l’action sur la pelouse. La propreté de l’enceinte est remarquable : de nombreuses poubelles de tri sélectif ont été installées, et chacun prend son temps de bien débarasser ses déchets avant de retourner s’assoir.
Nous engageons la conversation avec les deux couples de jeunes assis à côté de nous. Etudiants en Lettres, ils profitent de ce cette période guère chargée pour s’amuser le soir. Je dis à la petite amie de mon voisin que je suis surpris de voir autant de filles dans le stade. « Nous, les filles, on y comprend rien au baseball, explique-t-elle, mais on vient car certains joueurs sont vraiment trop beaux ! ». Ah, c’est donc pour ça !
N’y comprenant rien non plus au baseball, nous quittons l’arène avant la fin, sans vraiment savoir qui menait au score à ce moment-là. L’essentiel n’était pas là, loin de là !